The Ontario Federation of Labour

RAISONS POUR LESQUELLES NOUS NOUS OPPOSONS AUX P3s


Tel qu’indiqué dans le document de 2006 de la Fédération du travail de l’Ontario (FTO), Dénoncer les P3s et s’y opposer : Guide de discussion sur les partenariats public-privé (P3s), il y a bien des raisons de s’opposer aux P3s.

Emplois perdus

Il y a des preuves contraignantes que les P3s entraînent des pertes d’emplois, une baisse de salaire et d’avantages, une réduction de pension de retraite, des conditions de travail médiocres, des chances moindres de formation, plus d’heures supplémentaires, et plus de risques pour la santé et la sécurité.

Accès réduit aux services publics, et qualité réduite de ces services/risques pour la santé et la sécurité publique

La réduction des coûts et des effectifs aboutit à une qualité inférieure des services à nos collectivités. Le design et la construction sont conçus de manière à répondre aux besoins des entités privées, et pas forcément à ceux de la collectivité. Compte tenu des coûts plus élevés des P3s et de l’orientation du secteur privé vers les profits, la qualité est presque toujours sacrifiée.

Dans certains cas, les conséquences sont tragiques, comme ce fut le cas à Walkerton, ou celui de la maladie de la vache folle au Royaume-Uni, où l’on a sacrifié les normes de sécurité.

Désyndicalisation

Les P3s contournent les contrats syndicaux et donnent lieu à une main-d’oeuvre à deux paliers, où les nouveaux employés touchent un salaire moindre et moins d’avantages sociaux. Les travailleurs peuvent perdre leurs syndicats lorsque les conventions sont renégociées, ou lorsque les services sont transférés du secteur public au secteur privé et que les travailleurs et leurs syndicats n’ont pas de droits du successeur.

Corporatisation et privatisation

Les P3s élargissent le rôle des sociétés à but lucratif, non seulement dans la prestation des services mais également dans l’élaboration des politiques publiques. 

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