SONDAGE SUR LES P3s / LA PRIVATISATION
En avril 2006, la Fédération du travail de l’Ontario a constitué des groupes de sondage et de discussion afin de découvrir ce que les Ontariens savent sur les P3s et sur la privatisation des services publics. Les questions ont également évalué le traitement des messages et la performance du gouvernement dans le dossier.
Les soins de santé se classent toujours en tête dans l’esprit des gens en Ontario, mais la question de la privatisation les préoccupe à peine. Des gens interrogés, 47 % ont répondu que la situation relative aux soins de santé s’aggrave au lieu de s’améliorer, et 48 % se sont dits peu satisfaits de la performance du gouvernement provincial dans le dossier.
Les répondants sont toutefois très peu conscients des P3s et de leurs répercussions possibles sur les soins de santé et autres services publics. Parmi le grand public, 9 % seulement ont répondu en savoir beaucoup sur les P3s, et 43 % ont dit en savoir « un peu ». Les pourcentages étaient légèrement plus élevés parmi les syndiqués: 13 % ont dit en savoir beaucoup, et 48 % ont affirmé en savoir « un peu » au sujet des P3s. Les Ontariens plus âgés (55+) et plus riches ($100k+) étaient les plus sensibilisés.
Ceux qui ont répondu être en faveur d’un niveau quelconque de privatisation sont généralement des hommes (34 %), âgés de plus de 55 ans (33 %), gagnant plus de $100k (46 %) et des électeurs du PC (43 %). Ceux qui s’opposent à toute forme de privatisation sont en règle générale des femmes (71 %), âgées de 25 à 44 ans (71 %), gagnant moins de $50k (77 %), des électrices du NPD (81 %) et des syndiquées (78 %).
Les personnes qui ont affirmé être pro-privatisation ont été très fortement influencées par l’idée que les exploitations privées sont plus efficaces et que les normes gouvernementales maintiendraient la qualité des services. Celles qui s’opposaient à la privatisation ont été très fortement influencées par les préoccupations, à savoir, que l’argent des soins de santé serait consacré au profit ou au financement plutôt qu’au traitement et aux soins. Lorsqu’on leur a demandé qui sont les gagnants et les perdants dans le cas d’un hôpital privé, 73 % ont répondu que les propriétaires privés étaient les gagnants, et 57 % ont dit que les patients ou les contribuables étaient les perdants. Walkerton et l’autoroute à péage 407 ont également été mentionnés par les participants des groupes de discussion comme exemples des catastrophes de la privatisation.











